Quarante ans après le développement de sa liaison entre Paris et Tahiti exploitée sous sa propre bannière, Air France reste l’un des acteurs historiques de la connexion aérienne entre la Polynésie française et l’Hexagone. Cet anniversaire rappelle surtout l’importance stratégique du transport aérien pour un territoire situé à près de 16 000 kilomètres de Paris.
Depuis les années 1980, la desserte de Tahiti s’est profondément transformée. Aux côtés d’Air France se sont développés plusieurs opérateurs reliant aujourd’hui la Polynésie à la métropole, aux États-Unis et à différents marchés internationaux.
Une ligne vitale pour le territoire
Le transport aérien constitue une infrastructure économique à part entière pour la Polynésie française. Il conditionne les déplacements des habitants, le tourisme, les échanges commerciaux et une partie importante des liens avec l’Hexagone.
L’économie touristique polynésienne dépend notamment de la capacité des compagnies à maintenir des dessertes suffisamment nombreuses et compétitives.
Le défi permanent du prix des billets
La distance se traduit cependant par un coût élevé pour les voyageurs. La question du prix des billets entre l’Hexagone et les territoires ultramarins a d’ailleurs fait l’objet d’un rapport parlementaire remis au ministère des Outre-mer le 24 septembre, comprenant quatorze propositions portant notamment sur la fiscalité, les aides à la mobilité et les pratiques tarifaires.
Pour la Polynésie, améliorer la connectivité aérienne tout en maîtrisant son coût reste donc un enjeu économique et de continuité territoriale majeur.


