Le programme « Fa’atura te tahatai » dresse son bilan après trois années consacrées à la restauration écologique du littoral polynésien. Mené sur plusieurs sites pilotes à Tahiti, Moorea et Tetiaroa, le projet cherche à démontrer que la végétalisation peut devenir un outil concret contre l’érosion des plages.
Parmi les actions menées figurent la production de guides pratiques, un jeu éducatif, un clip de sensibilisation et la mise à disposition de 300 plants indigènes destinés aux habitants du littoral. L’objectif est d’encourager l’utilisation d’espèces adaptées aux conditions locales plutôt que des aménagements lourds et artificiels.
Miser sur des solutions naturelles
La végétation permet notamment de stabiliser les sols, de retenir le sable et de limiter les effets de l’érosion lors des épisodes de houle. Ces solutions sont particulièrement importantes dans les territoires insulaires où le recul du trait de côte constitue une menace croissante.
Le programme entend désormais diffuser plus largement ces pratiques auprès des particuliers, des communes et des professionnels. En Polynésie française, où les zones habitées et les infrastructures sont très concentrées sur le littoral, l’adaptation au changement climatique devient un enjeu majeur d’aménagement.



