En déplacement à Papeete, le secrétaire général de la mer a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de l’économie bleue en Polynésie. Au port de pêche, les annonces ont été claires : la défiscalisation outre-mer est maintenue et une nouvelle formation professionnelle dédiée aux métiers de la mer verra le jour dès 2026.
Un levier stratégique pour développer la pêche et le transport maritime
Pour les acteurs du secteur, cette confirmation est essentielle. La défiscalisation nationale, souvent couplée à des dispositifs locaux, permet de financer des investissements lourds, notamment dans le renouvellement des navires. Sans ce levier, de nombreux projets seraient tout simplement impossibles à concrétiser dans un territoire où les coûts sont particulièrement élevés.
Plusieurs exemples illustrent cet impact direct. Des navires récents, capables de transporter davantage de fret ou d’optimiser les campagnes de pêche, ont pu voir le jour grâce à ces dispositifs. Dans un contexte de réglementation exigeante et de modernisation nécessaire des flottes, cet accompagnement de l’État apparaît déterminant.
Le maintien de la défiscalisation, un temps incertain, sécurise ainsi les investissements et envoie un signal clair aux professionnels. L’économie maritime, pilier du développement polynésien, bénéficie d’un soutien adapté aux réalités d’un territoire insulaire où la mer structure l’ensemble des activités.
Autre annonce majeure : l’ouverture, dès la rentrée d’août 2026, d’un bac professionnel Métiers de la mer à Moorea. Cette formation permettra de préparer notamment aux diplômes de capitaine 200 et de mécanicien, répondant aux besoins croissants des entreprises du secteur.
À travers ces mesures, l’État confirme sa volonté de renforcer les compétences locales et de soutenir une filière stratégique. Un enjeu clé pour assurer la souveraineté maritime, dynamiser l’économie et garantir l’avenir des territoires ultramarins.



