Une opération d’ampleur a été menée en Polynésie française dans le cadre d’une enquête pour blanchiment aggravé de capitaux. Selon le parquet de Papeete, 1,83 million d’euros ont été saisis à l’issue d’investigations visant une famille et son entourage, soupçonnés de disposer de ressources importantes sans activité professionnelle connue.
18 interpellations, saisies matérielles massives
L’opération, coordonnée le 26 janvier, a mobilisé la gendarmerie et l’antenne locale du GIGN. Dix-huit personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue. Au terme de ces mesures, deux personnes ont été incarcérées en détention provisoire et six autres placées sous contrôle judiciaire. Quarante témoins ont également été entendus.
Les enquêteurs ont procédé à de nombreuses saisies, notamment un camion, plusieurs véhicules, des engins de chantier, un jet-ski et des bateaux. La justice relève aussi des achats de véhicules neufs et des tentatives d’acquisition de terrains, alors que les personnes mises en cause ne disposeraient d’aucun emploi identifié.
Un dossier sans drogue saisie, mais sur fond de criminalité organisée
Aucune drogue n’a été découverte dans cette affaire. Mais le parquet souligne que certains suspects étaient déjà connus de la justice, notamment pour des faits similaires en lien avec l’importation de stupéfiants. La procureure rappelle que la lutte contre le blanchiment constitue un axe central de la stratégie anti-stupéfiants et de la politique pénale menée localement.




