La Semaine nationale d’information sur la protection juridique des majeurs se déroule jusqu’au 8 mars. En Guyane, 613 adultes considérés comme vulnérables sont actuellement accompagnés par l’Association tutélaire de Guyane. La plupart bénéficient d’une mesure de curatelle ou de tutelle.
Curatelle ou tutelle selon les besoins
Ces dispositifs concernent des personnes qui ne sont plus toujours en mesure de gérer seules leurs démarches administratives ou financières. L’origine de cette vulnérabilité peut être liée à l’âge, à un handicap ou à une altération des facultés physiques ou cognitives.
Deux types de mesures existent. La curatelle est un dispositif d’assistance et de contrôle, permettant à la personne de rester impliquée dans ses décisions. La tutelle, plus encadrée, intervient lorsque le majeur doit être représenté dans les actes de la vie civile.
La mise en place d’une mesure débute généralement par un signalement transmis au procureur de la République ou par l’intermédiaire d’un travailleur social. Les proches peuvent également alerter les autorités. Le juge statue ensuite sur la base d’un certificat médical détaillé afin d’adapter la protection au degré de vulnérabilité.
Les mandataires judiciaires chargés du suivi ont pour mission d’accompagner ces adultes tout en garantissant la transparence. Ils doivent notamment rendre compte chaque année des mouvements bancaires effectués pour le compte des personnes protégées.
À l’occasion de cette semaine nationale, l’association souhaite aussi faire mieux connaître ces métiers d’accompagnement, souvent entourés d’idées reçues. En France, près d’un million d’adultes sont actuellement concernés par une mesure de protection juridique.




