Allan Saint-Maximin a quitté le Club América de Mexico, seulement six mois après son arrivée. L’attaquant antillo-guyanais de 28 ans a annoncé son départ dans un contexte lourd : la veille, il avait dénoncé publiquement des actes de racisme visant ses enfants au Mexique, affirmant qu’il se battrait “toujours” pour protéger sa famille.

Le club mexicain a officialisé le départ samedi sur les réseaux sociaux, remerciant le joueur pour son passage sous les couleurs de l’América. Saint-Maximin, ancien de Newcastle et de l’AS Monaco, n’a pas été retenu dans le groupe lors du dernier match disputé par son équipe.

Dans un message publié sur Instagram, le joueur a expliqué que ses enfants avaient été victimes de discriminations raciales. Sans entrer dans les détails, il a adressé un avertissement clair à ceux qu’il accuse : il ne se laissera “intimider par aucune menace”.

Un soutien symbolique du club, mais une rupture assumée

Avant le match, les coéquipiers de Saint-Maximin sont entrés sur le terrain derrière une banderole affichant “Non au racisme”, signe d’un soutien affiché par le vestiaire. Le joueur a remercié le Club América dans un message sobre : “Merci pour tout, je vous aime tous.”

Selon plusieurs médias locaux, les faits évoqués pourraient être liés à un cadre scolaire. Une hypothèse non confirmée officiellement par l’attaquant, qui a choisi de ne pas exposer davantage ses enfants.

L’entraîneur André Jardine a regretté cette séparation, parlant d’un joueur “capable d’évoluer dans n’importe quelle ligue du monde”, mais reconnaissant aussi la difficulté d’adaptation : nouvelle ville, nouvelles habitudes, environnement culturel différent, et surtout la place centrale de la famille dans les décisions du joueur.

Une carrière relancée, mais une priorité : la famille

Arrivé au Mexique avec un statut de joueur majeur, Saint-Maximin quitte le club après 16 matchs disputés et trois buts inscrits. Il se retrouve désormais libre de tout contrat.

Cette affaire rappelle une réalité que beaucoup préfèrent minimiser : le racisme ne s’exprime pas seulement dans les tribunes ou sur les terrains, il peut aussi frapper des familles, y compris dans la vie quotidienne, et parfois jusqu’aux enfants. Dans ce contexte, le choix du joueur apparaît comme un acte de protection autant que de rupture.

Un temps cité pour rejoindre la sélection haïtienne en vue de la Coupe du monde, Saint-Maximin avait d’ailleurs rapidement démenti ces rumeurs. Pour l’heure, l’Antillo-Guyanais doit surtout tourner une page, avec l’objectif de retrouver un club… mais dans un cadre compatible avec la sécurité et la dignité des siens.

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