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Après près de vingt jours sans rémunération, le conflit des 80 animateurs territoriaux du RC Saint-Joseph s’est conclu ce jeudi 19 février par une issue favorable. À l’issue d’une réunion en mairie jugée « très satisfaisante », le syndicat conduit par Rodolphe Mandé a annoncé la levée du préavis de grève, après avoir obtenu des garanties concrètes sur le paiement des salaires et la prévention de nouveaux retards.

Les salariés étaient en droit de retrait depuis le 11 février, dénonçant des retards de paiement provoqués par un dysfonctionnement du logiciel national Hélios. Une situation devenue insupportable pour des familles déjà fragilisées, confrontées à des difficultés immédiates : loyers, frais bancaires, carburant, et charges du quotidien.

La réunion s’est tenue en présence du maire, du président du RC Saint-Joseph, ainsi que de représentants municipaux. À l’issue des échanges, plusieurs engagements ont été actés : les salaires doivent être régularisés d’ici lundi 23 février, sans aucune retenue. Un calendrier de paiement a également été fixé au 26 de chaque mois, au lieu du 30, afin de sécuriser durablement la situation et d’éviter que les salariés ne soient à nouveau pris au piège d’un blocage administratif.

Des mesures concrètes pour protéger les familles

Au-delà du versement des salaires, l’accord prévoit aussi des mesures destinées à limiter les conséquences financières subies par les salariés. Un document officiel doit être remis aux animateurs afin de justifier les retards auprès des banques et des bailleurs, notamment en cas d’agios, de loyers impayés ou de difficultés liées aux dépenses contraintes.

Le syndicat souligne que cette mobilisation a permis de clarifier un point essentiel : il s’agissait d’un bug national, et non d’une faute des salariés. Une précision importante, car dans la réalité, ce sont toujours les plus modestes qui payent le prix des dysfonctionnements de l’administration.

Rodolphe Mandé a insisté sur le fait que les travailleurs ne doivent pas être placés en permanence en position de « demandeurs », et que lorsqu’une erreur est commise, il appartient aux responsables de trouver des solutions immédiates, afin que les pères et mères de famille puissent vivre dignement.

Une alerte plus large sur la gestion des collectivités

Cette crise met en lumière un problème plus profond : l’incapacité récurrente de certaines structures publiques ou parapubliques à garantir le paiement normal des salaires, alors qu’il s’agit de l’obligation la plus élémentaire d’un employeur.

Le syndicat espère désormais que les grandes collectivités, comme la CTM et la CACEM, tireront les leçons de cet épisode et mettront en place des mécanismes durables. Car dans une société déjà sous tension, il est inacceptable que les salariés soient contraints à la grève ou aux blocages pour obtenir ce qui leur est dû.

Pour les 80 animateurs de Saint-Joseph, l’essentiel est désormais acquis : leurs salaires seront versés, sans sanction, et des garanties ont été posées pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise.

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