Une dizaine d’arboristes-élagueurs se sont mobilisés sur le chantier du pont de Trois-Ravines, à Saint-Louis, en passant la nuit de lundi à mardi perchés dans un arbre. Par cette action symbolique, ils dénoncent l’abattage de plusieurs arbres qu’ils considèrent comme remarquables et demandent l’ouverture d’un dialogue avec les collectivités.
À l’initiative de Jérôme Rivière et Patrick Marbois, les professionnels du végétal estiment que plusieurs arbres anciens, dont des Albizia saman, des tamariniers et des Pithecellobium dulce, ont déjà été abattus depuis le lancement du chantier il y a un mois. Ils plaident pour une meilleure prise en compte du patrimoine arboré dans les projets d’aménagement et souhaitent que les spécialistes du secteur soient davantage associés aux décisions.
La mairie met en avant les mesures de compensation
Les arboristes demandent une suspension temporaire des coupes afin d’étudier les solutions permettant de préserver les arbres les plus anciens. De son côté, la mairie indique qu’un seul arbre centenaire, un manguier, a été identifié sur le site et qu’il sera conservé. La collectivité précise également qu’une vingtaine d’arbres doivent être supprimés dans le cadre du chantier, mais qu’environ 2 000 seront replantés au titre des mesures de compensation environnementale. Le projet de Trois-Ravines doit permettre de remplacer trois radiers par des ponts afin d’améliorer la sécurité des franchissements du cours d’eau.



