Espèce emblématique des régions nordiques, le harfang des neiges n’a, pour l’heure, pas été observé à Saint-Pierre-et-Miquelon durant l’hiver 2025-2026. Une absence notable pour ce rapace rare et désormais menacé, dont la présence occasionnelle dans l’archipel fait l’objet d’un suivi attentif par les services de l’environnement.

Classé « vulnérable » depuis 2017 par l’Union internationale pour la conservation de la nature, le harfang des neiges a connu un déclin marqué de sa population mondiale. Selon les estimations, l’espèce aurait perdu entre 30 et 49 % de ses effectifs en l’espace de trois générations, principalement en raison de la dégradation de son habitat et de la raréfaction de ses proies.

Habituellement, ce grand rapace au plumage blanc ponctué de taches sombres peut être observé de manière sporadique dans l’archipel, notamment lors des hivers où les conditions alimentaires l’y poussent. Lors de la saison 2024-2025, l’inventaire des oiseaux d’hiver faisait état d’au moins une occurrence. À ce stade, aucune observation n’a été confirmée pour l’hiver en cours.

Une sentinelle de l’équilibre écologique

Prédateur situé au sommet de la chaîne alimentaire, le harfang des neiges constitue un indicateur précieux de l’état des écosystèmes nordiques. Sa présence ou son absence permet aux spécialistes d’évaluer l’évolution des milieux naturels et la disponibilité des ressources alimentaires.

Espèce discrète et peu commune, le rapace suscite un fort intérêt local, notamment chez les photographes. Les autorités rappellent toutefois l’importance de ne pas le déranger en cas d’observation, afin d’éviter toute fatigue inutile pour un animal déjà fragilisé.

L’absence du harfang cet hiver ne permet pas, à elle seule, de tirer des conclusions définitives. Les services de la biodiversité poursuivent néanmoins leur veille, dans un contexte où la préservation des espèces menacées demeure un enjeu majeur, y compris dans les territoires ultramarins les plus septentrionaux.

Privacy Preference Center