Réunis à Saint-Pierre à l’occasion des 12ᵉ Rencontres territoriales du tourisme, les professionnels du secteur ont découvert un bilan 2025 très positif : fréquentation étrangère en hausse, offre d’hébergement renforcée et explosion du tourisme de croisière.
Jeudi 29 janvier, restaurateurs, hébergeurs et prestataires d’activités ont participé à une journée de travail réunissant une cinquantaine d’acteurs, entre ateliers et présentations. L’objectif était clair : dresser le bilan de l’année écoulée et mesurer l’efficacité de la stratégie touristique engagée par la collectivité depuis 2016.
Les chiffres dévoilés confirment une dynamique solide. En dix ans, l’archipel a enregistré une hausse de 39 % de la fréquentation des touristes étrangers, l’un des objectifs centraux de la politique de développement territorial. En 2015, 8 522 visiteurs étrangers avaient découvert Saint-Pierre-et-Miquelon (hors croisières et hors Hexagone). En 2025, ils sont 11 865.
Sans surprise, la clientèle nord-américaine domine très largement : 82 % des touristes étrangers venaient du Canada et 9 % des États-Unis. Une donnée stratégique qui rappelle l’importance de consolider les liaisons, l’offre d’accueil et la promotion ciblée vers ces marchés de proximité.
Croisières et hébergement : une montée en puissance assumée
Cette progression s’appuie sur un renforcement concret des capacités d’accueil. L’offre d’hébergement s’est étoffée, avec plus de 100 lits supplémentaires en dix ans. Une évolution indispensable pour soutenir une politique touristique crédible et éviter le piège d’une communication déconnectée des réalités logistiques.
Autre indicateur particulièrement parlant : la croisière. En 2015, l’archipel avait accueilli 3 093 croisiéristes répartis sur six escales. En 2025, ce chiffre grimpe à 10 482 passagers pour 22 escales. En clair, le nombre de passagers et d’escales a été multiplié par plus de trois, confirmant l’intégration progressive de Saint-Pierre-et-Miquelon dans les itinéraires de croisière.
Pour la collectivité, ces résultats valident une orientation assumée : miser sur l’attractivité, l’investissement local et la structuration de l’offre plutôt que sur les discours. Dans un contexte où de nombreux territoires ultramarins peinent à transformer leur potentiel en retombées économiques, l’exemple de Saint-Pierre-et-Miquelon montre qu’une stratégie cohérente et suivie dans le temps peut produire des résultats tangibles.




