Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont provoqué une onde de choc à Sainte-Lucie. Début janvier 2026, une vidéo montre des individus en train de tuer au moins cinq boas endémiques de l’île, localement appelés serpents têtes de chien, dans des conditions décrites comme d’une cruauté extrême par les autorités environnementales.
Une espèce protégée, utile et non dangereuse
Le Département des forêts et le ministère de l’Agriculture dénoncent un acte illégal visant le Boa orophias, une espèce endémique, protégée par la loi sur la faune sauvage. Les autorités rappellent que ces serpents ne sont pas venimeux, ne représentent aucune menace pour l’être humain et jouent même un rôle bénéfique en se nourrissant principalement de rats, des rongeurs susceptibles de transmettre la leptospirose.
Selon les images, les animaux sont frappés à coups de bâton puis achevés à l’aide d’une pierre. Le Département des forêts parle d’un crime contre la faune et affirme travailler avec la police pour identifier les auteurs. L’objectif affiché est de réclamer la peine maximale, soit une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars des Caraïbes orientales par animal tué, et ou une peine d’emprisonnement.
Les autorités soulignent aussi un autre problème : au delà de ces violences gratuites, l’espèce est également chassée et consommée dans certaines communautés, malgré son statut protégé. Chasse, vente ou achat de viande de boa exposent à des poursuites. Le message officiel se veut sans ambiguïté : la biodiversité indigène n’est pas un décor, elle protège l’équilibre écologique et les conditions de vie, et sa destruction doit être sanctionnée avec fermeté.




