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Onze ans après l’assassinat de Clarissa Jean-Philippe par un terroriste islamiste, la commune de Sainte-Marie a rendu un hommage solennel à cette enfant du pays tombée en service, symbole du courage des forces de l’ordre et de l’engagement républicain face à la barbarie.

Ce jeudi 8 janvier, élus, forces de sécurité, habitants et membres de la famille se sont recueillis sur la place Clarissa Jean-Philippe, au cœur de Sainte-Marie. Une gerbe de fleurs a été déposée au pied de la statue érigée en mémoire de la policière municipale martiniquaise, tuée le 8 janvier 2015 à Montrouge alors qu’elle intervenait pour un banal accident de la circulation. Âgée de 26 ans, Clarissa Jean-Philippe a été abattue par Amedy Coulibaly, l’un des terroristes des attentats de janvier 2015, qui ont coûté la vie à 17 personnes.

Originaire de Sainte-Marie, la jeune policière est devenue malgré elle l’un des visages du sacrifice consenti par les serviteurs de l’État, tombés pour avoir incarné l’autorité publique et la protection des citoyens face à la haine terroriste.

Une figure du sacrifice républicain, une mémoire à préserver

L’émotion était vive parmi les proches de Clarissa Jean-Philippe, notamment ses tantes, présentes lors de la cérémonie. Sa grand-mère, très éprouvée, n’a pas pu participer directement au rassemblement. Pour la famille comme pour les habitants, le souvenir reste intact.

Plusieurs prises de parole ont rappelé la portée nationale de cet assassinat. Maurice Orsinet, président de l’Union territoriale des anciens combattants de Martinique, a salué le courage de la jeune policière, soulignant qu’elle avait fait partie de ceux qui sont « morts au combat », en se dressant entre la population et l’ennemi.

Le maire de Sainte-Marie, Bruno Nestor Azérot, a insisté sur le devoir de mémoire, rappelant que Clarissa Jean-Philippe incarne l’engagement de la République dans ses territoires d’Outre-mer, pleinement intégrés à la communauté nationale et exposés, comme l’ensemble du pays, à la menace terroriste.

Un hommage parallèle s’est également tenu à Montrouge, sur le lieu même de l’attentat. La ville a récemment renforcé cette mémoire en renommant l’avenue de la Paix et l’hôtel de police municipale au nom de Clarissa Jean-Philippe, rappelant que son sacrifice appartient désormais à l’histoire de la Nation tout entière.

À Sainte-Marie comme à Paris, cet hommage rappelle une vérité essentielle : face à la violence idéologique et à l’ensauvagement terroriste, la République doit rester ferme, fidèle à ses valeurs et reconnaissante envers celles et ceux qui donnent leur vie pour l’ordre, la sécurité et la liberté.

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