Les territoires ultramarins ont occupé une place de premier plan lors du Salon de la Plongée 2026 à Paris. Dans un contexte de relance touristique et économique, plusieurs destinations françaises d’outre-mer ont affirmé leur attractivité, avec un retour particulièrement remarqué de Mayotte, après une année d’absence.
Du 8 au 11 janvier 2026, le Parc des expositions de la Porte de Versailles a accueilli la 27e édition du Salon de la Plongée sous-marine. Fidèles au rendez-vous, les Outre-mer ont répondu présents en nombre. Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie ont mis en avant leurs lagons, leurs récifs et leur savoir-faire touristique. Cette édition a surtout été marquée par le retour de Mayotte, absente en 2025 à la suite du cyclone Chido.
Dans un marché de la plongée très concurrentiel, ces territoires entendent capitaliser sur un atout majeur : une biodiversité marine exceptionnelle, inscrite dans un cadre français sécurisé, structuré et reconnu à l’international.
Nouvelle-Calédonie et Mayotte : rassurer, relancer et investir l’avenir
Pour la Nouvelle-Calédonie, la plongée constitue un levier stratégique de relance après les graves troubles de 2024. Présente avec Nouvelle-Calédonie Tourisme et son partenaire aérien Aircalin, la destination a misé sur un discours clair : sécurité, continuité des infrastructures et retour progressif à la normale. Les professionnels ont constaté un réel intérêt du public, composé de plongeurs avertis peu dissuadés par les événements passés. La stratégie est assumée : réaffirmer la stabilité du territoire et relancer une économie touristique essentielle à l’emploi local.
Mayotte, de son côté, a signé un retour offensif et structuré. Soutenue par l’Agence d’attractivité et de développement touristique de Mayotte, la collectivité a profité du salon pour rappeler la richesse unique de son lagon et de sa double barrière corallienne. Après les inquiétudes liées au cyclone Chido, l’objectif était double : rassurer sur l’état des infrastructures et réaffirmer la capacité du territoire à accueillir les visiteurs. Présence de prestataires encore en activité, diffusion d’un magazine d’information pratique et valorisation de la culture mahoraise ont permis de repositionner Mayotte comme une destination crédible et prête à repartir.
Le soutien actif de l’organisation du salon a également joué un rôle clé dans cette visibilité retrouvée, avec une mise en avant dès l’entrée de l’événement. Une reconnaissance bienvenue pour un territoire trop souvent fragilisé mais résolument tourné vers la relance.
À travers ce salon, les Outre-mer ont rappelé une réalité essentielle : la France dispose, sur tous les océans, d’atouts touristiques et environnementaux majeurs. À condition de stabilité, d’ordre public et d’investissement, ces territoires peuvent pleinement jouer leur rôle dans le rayonnement économique et touristique national.




