Présent au Village du Pacifique lors de la 62e édition du Salon international de l’Agriculture, du 21 février au 1er mars à Paris, Wallis et Futuna participe cette année avec un dispositif allégé mais conserve l’essentiel : la promotion du territoire.

Installé aux côtés de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française, le fenua ne dispose pas de stand individuel en 2026. Une trentaine de kilos de produits – artisanat, confitures, miel, bière locale – ont été acheminés, mais uniquement à des fins de démonstration et de dégustation. Aucune vente n’est autorisée cette année, contrairement à l’édition précédente.

La délégation est composée de deux représentants de la Chambre de commerce, d’industrie, des métiers et de l’agriculture (CCIMA), dont son directeur Denis Ehrsam. Le Village du Pacifique bénéficie d’un financement du ministère des Outre-mer et propose également une scène culturelle. Des danses traditionnelles wallisiennes et futuniennes sont programmées chaque jour jusqu’à la clôture du salon.

La visite inaugurale du président Emmanuel Macron, samedi 21 février, a marqué les esprits. Pour la première fois depuis dix ans, le chef de l’État a pris le temps d’échanger avec les représentants des territoires ultramarins du Pacifique. Il s’est attardé devant les prestations culturelles, notamment un soamako présenté par de jeunes originaires du fenua, qu’il a relayé sur ses réseaux sociaux.

Profitant de cette rencontre, la CCIMA a mis en avant plusieurs priorités, dont le développement de l’apprentissage. Wallis et Futuna demeure en effet le dernier territoire français à ne pas disposer de dispositif d’alternance structuré, un dossier que les représentants espèrent voir avancer rapidement.

La participation 2026 contraste avec celle de 2025, où le territoire disposait d’un stand de 25 m² et avait écoulé près de deux tonnes de produits. Faute de financements suffisants, notamment locaux, la présence a dû être revue à la baisse cette année, même si elle a pu être maintenue grâce à un soutien de la direction générale des Outre-mer.

Malgré ces contraintes, Wallis et Futuna entend capitaliser sur la forte mobilisation de sa diaspora et sur la visibilité offerte par cet événement majeur pour continuer à valoriser son savoir-faire et préparer un retour plus ambitieux lors des prochaines éditions.

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