En déplacement pour l’ouverture du Salon international de l’agriculture, le président de la République s’est arrêté au stand de la CAPAM, la chambre de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture de Mayotte. Une visite symbolique, au cours de laquelle les producteurs mahorais ont mis en avant leurs savoir-faire, mais aussi les difficultés persistantes auxquelles ils font face.
Comme chaque année, Emmanuel Macron a inauguré le salon en parcourant les allées de la porte de Versailles. Parmi les stands visités figurait celui de Mayotte, où le chef de l’État a échangé avec des agriculteurs venus promouvoir les productions locales.
Dans une séquence diffusée par la CAPAM, une agricultrice évoque les obstacles rencontrés sur le terrain, expliquant que l’accès aux parcelles est devenu difficile en raison de débris, rendant certaines exploitations presque inaccessibles. Le président s’est enquis des causes de ces difficultés, illustrant les réalités concrètes du quotidien agricole mahorais.
Valoriser les productions, rappeler les défis
Si la présence au salon permet de promouvoir des produits emblématiques, comme les épices ou les cultures vivrières, elle offre aussi une tribune aux professionnels pour alerter sur les enjeux structurels : accès aux terres, infrastructures dégradées, conditions de production fragiles et besoin d’accompagnement renforcé.
Mayotte, territoire confronté à une forte pression démographique et à des fragilités économiques, voit son secteur agricole jouer un rôle essentiel, tant pour l’autonomie alimentaire que pour l’emploi local.
La visite présidentielle, au-delà de l’image, rappelle que l’agriculture ultramarine fait pleinement partie de l’agriculture française. Reste désormais à traduire ces échanges en mesures concrètes pour soutenir durablement les producteurs mahorais.




