En partenariat avec les Hôtels Karibea

L’année 2026 s’ouvre dans un climat de forte tension au Robert. Excédés par la répétition des échouements massifs de sargasses et ce qu’ils dénoncent comme une absence de réponse efficace des pouvoirs publics, des habitants réunis au sein du collectif Sargasse-Robert ont lancé, ce lundi matin, une action de blocage sur plusieurs axes stratégiques de la commune.

Dès l’aube, l’accès au quartier de Pontalery a été totalement paralysé. À proximité immédiate du rond-point menant au collège, des riverains ont installé un barrage de fortune en utilisant du mobilier et de l’électroménager hors d’usage. Réfrigérateurs, machines à laver ou encore cuisinières ont été disposés sur la chaussée, rendant toute circulation impossible.

La situation a rapidement dégénéré en chaos routier. Les entrées et sorties du quartier ont été coupées, provoquant la formation de longues files de véhicules. Si les premières heures ont vu un trafic encore limité, l’engorgement s’est accentué au fil de la matinée. De nombreux automobilistes, notamment en direction du François, ont fini par faire demi-tour, faute de perspective de déblocage.

Une exaspération nourrie par l’inaction des pouvoirs publics

Les habitants dénoncent une situation qu’ils jugent devenue insupportable. Au-delà des nuisances visuelles et des odeurs persistantes, ils alertent sur les risques sanitaires liés aux émanations de gaz toxiques, en particulier l’hydrogène sulfuré, auxquelles ils sont exposés de manière répétée.

Le collectif réclame des mesures concrètes et durables, estimant que les réponses apportées jusqu’ici sont largement insuffisantes. Parmi les revendications figure notamment une compensation financière, avec la demande d’une baisse de la taxe foncière, au regard de la dégradation du cadre de vie et de la perte de valeur des biens immobiliers.

L’action ne s’est pas limitée à Pontalery. D’autres barrages ont été signalés dans la commune, notamment au rond-point du McDonald’s et dans le centre-bourg du Robert, accentuant la paralysie locale.

À ce stade, aucune annonce officielle n’a permis d’apaiser les tensions. La situation demeure évolutive et pourrait se durcir si l’État et les collectivités ne prennent pas rapidement la mesure de la colère des habitants, confrontés depuis des années à un fléau environnemental et sanitaire qui continue de frapper durement les territoires ultramarins.

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