La cérémonie organisée ce jeudi aux Abymes a consacré la fin de mandat du contrôleur général Félix Antenor-Habazac à la tête du SDIS Guadeloupe. Après plus de quarante années au service de la sécurité civile, il quitte ses fonctions en laissant derrière lui un service renforcé, modernisé et mieux armé face aux risques majeurs qui pèsent sur l’archipel.
Depuis le 1er janvier 2026, la direction du Service départemental d’incendie et de secours de la Guadeloupe est assurée par le contrôleur général Sylvain Montgénie, originaire de Guyane et ancien responsable du SDIS du Finistère. La passation de commandement, organisée à la caserne de Dothémare, a officiellement acté le départ à la retraite de Félix Antenor-Habazac, revenu en Guadeloupe en 2019 pour diriger une institution stratégique au cœur de la protection des personnes et des biens.
Son action à la tête du SDIS s’est inscrite dans une logique de responsabilité et de résultats, dans un territoire soumis à des contraintes naturelles fortes et à une pression sécuritaire croissante. Dès sa prise de fonction, il a engagé une transformation progressive du service, fondée à la fois sur l’efficacité opérationnelle et sur la restauration d’un climat humain stable.
Un SDIS modernisé et recentré sur sa mission essentielle
Sous son commandement, le SDIS Guadeloupe a bénéficié d’un important effort de modernisation de ses équipements. Le renouvellement du parc automobile et des matériels opérationnels, rendu possible notamment par un financement de l’Agence française de développement, a permis d’améliorer significativement les capacités d’intervention, en particulier lors des incendies, des secours à personnes et des crises majeures.
L’adaptation aux réalités locales a constitué un axe central de cette stratégie. Cyclones, séismes, inondations, tensions sur la ressource en eau ou encore accidents de la route imposent une réactivité et une préparation constantes. Le renforcement de la formation des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires a ainsi été poursuivi, avec une attention particulière portée à la montée en compétence des effectifs.
La valorisation du volontariat, pilier du modèle français de sécurité civile, a également été assumée. Des recrutements ont permis de consolider les équipes et de faciliter l’accès de volontaires guadeloupéens au statut de professionnel. Cette politique a aussi favorisé le retour de pompiers originaires de l’archipel, partis exercer dans l’Hexagone, contribuant à ancrer durablement les compétences sur le territoire.
Sur le plan interne, la direction a œuvré à l’apaisement du dialogue social. La concertation et l’écoute ont permis de dépasser des tensions anciennes, dans l’intérêt du service et de la continuité des missions de secours. Cette stabilité humaine s’est accompagnée d’investissements structurels, avec la relance de projets de centres de secours longtemps différés, notamment à Pointe-Noire et à Marie-Galante, ainsi que la mise en service à Vieux-Habitants du premier simulateur de feu réel de la Caraïbe.
Dans un contexte marqué par la multiplication des risques et par une exigence accrue de sécurité, Félix Antenor-Habazac n’a cessé de rappeler le rôle fondamental des sapeurs-pompiers comme dernier rempart pour la population. Son bilan témoigne d’une gestion rigoureuse, fidèle aux valeurs du service public et à l’autorité de l’État.
À l’heure de transmettre le commandement, c’est un SDIS structuré, crédible et opérationnel qu’il laisse à son successeur, confirmant qu’une direction exigeante et responsable demeure la meilleure garantie de sécurité pour les Guadeloupéens.




