L’hypothèse d’un mandat municipal de sept ans, au lieu de six, circule de plus en plus sérieusement à Paris pour les élections de mars 2026. L’objectif serait d’éviter un télescopage explosif, en 2032, entre la présidentielle, d’éventuelles législatives et les municipales, un calendrier jugé ingérable sur le plan logistique et potentiellement confus politiquement.

Cette piste avait été évoquée dès avril 2025 par Bruno Retailleau, alors en charge des scrutins, et plusieurs candidats en Nouvelle-Calédonie disent aujourd’hui être invités à « se préparer » à cette éventualité. Si elle était retenue, la mesure concernerait tous les maires de France : les élus municipaux de 2026 resteraient en poste jusqu’en 2033.

Les défenseurs de ce report avancent plusieurs arguments : éviter la saturation électorale, limiter l’abstention, et empêcher que les enjeux locaux soient parasités par une campagne présidentielle. Des précédents existent : les municipales ont déjà été décalées en 1995 et en 2007 pour ne pas entrer en collision avec l’élection présidentielle, et en 2020, le Covid avait imposé le report du second tour.

Techniquement, une simple loi ordinaire suffirait à modifier la durée du mandat prévue par le code électoral, sous le contrôle du Conseil constitutionnel. Jusqu’ici, les Sages ont validé ces ajustements lorsqu’ils étaient justifiés et proportionnés.

En Nouvelle-Calédonie, le sujet est évidemment scruté de près, dans un contexte où les reports successifs des élections provinciales nourrissent déjà un débat sensible sur la continuité démocratique. Plusieurs voix estiment donc que la question du mandat municipal doit être clarifiée avant le scrutin, par souci de transparence envers les électeurs comme envers les futurs maires, qui doivent pouvoir planifier leurs projets sur une durée clairement établie.

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