Six médinas comoriennes ont été inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco ce vendredi 25 juillet 2026. Cette reconnaissance intervient lors de la réunion du Comité du patrimoine mondial organisée à Busan, en Corée du Sud. L’archipel de l’océan Indien obtient pour la première fois des sites inscrits sur la liste prestigieuse de l’organisation internationale, qui recense plus de 1 200 biens culturels et naturels à travers le monde.

Quatre de ces médinas se situent sur l’île de Grande Comore, tandis que les deux autres se trouvent à Ndzouani. Ces ensembles urbains constituent des témoignages remarquables de l’architecture swahilie et des anciens sultanats qui dominaient l’archipel. Implantées le long des routes commerciales de l’océan Indien dès le XIIe siècle, ces cités-États occupaient une position stratégique dans les échanges maritimes de la région.

L’inscription au patrimoine de l’Unesco

L’inscription au patrimoine de l’Unesco

Cette inscription représente un enjeu majeur pour la préservation de ces sites historiques. La reconnaissance internationale devrait favoriser leur conservation et renforcer leur attractivité auprès des visiteurs. L’Union des Comores, qui partage des liens étroits avec Mayotte, département français voisin de l’archipel, pourrait bénéficier d’un regain d’intérêt pour son patrimoine culturel.

La décision prise à Busan confirme la valeur universelle exceptionnelle de ces médinas. Ces centres urbains reflètent l’histoire d’un archipel situé au carrefour des influences culturelles de l’océan Indien, entre Afrique et monde arabe. Leur préservation contribue à maintenir la mémoire d’un patrimoine architectural unique dans cette zone géographique.

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