C’est un paradoxe ultramarin. Alors que la plupart des territoires d’Outre-mer disposent de moins d’équipements sportifs que la moyenne nationale, Saint-Pierre-et-Miquelon affiche le meilleur ratio de France. Avec 42 équipements recensés en mars 2025 pour 5 790 habitants, l’archipel se classe en tête au niveau national.
Un contraste marqué avec d’autres Outre-mer
Cinq terrains de football, une patinoire, un bassin de 25 mètres, un fronton, un trinquet, deux dojos, deux courts de tennis, une salle de boxe… Rapporté à la population, le territoire dépasse toutes les régions hexagonales. Derrière lui, on retrouve l’Occitanie et le Centre-Val-de-Loire, avec plus de 60 équipements pour 10 000 habitants.
Dans les territoires ultramarins, seul Wallis-et-Futuna présente un niveau d’équipement supérieur à la moyenne nationale. La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie se situent en dessous. Saint-Martin, Mayotte et Saint-Barthélemy ferment la marche.
Ce classement flatteur pour Saint-Pierre-et-Miquelon ne masque pas certaines fragilités. Plusieurs infrastructures sont vieillissantes. Le centre culturel et sportif, qui abrite notamment la piscine et les activités de futsal ou de badminton, date de 1974. La patinoire, aménagée en 1984, a été rénovée. À Miquelon, la Maison des loisirs, construite en 1987, fait actuellement l’objet d’une modernisation.
Avec un tel maillage d’équipements, la plus petite collectivité d’Outre-mer confirme son attachement au sport et à la vie associative. Un modèle à méditer dans un contexte où les Outre-mer demeurent un vivier de champions, souvent confronté à des infrastructures insuffisantes.



