Nouvelle venue dans le paysage du football océanien, Tahiti United s’apprête à franchir un cap historique. La jeune formation professionnelle du fenua entame en janvier son premier déplacement en Nouvelle-Zélande pour disputer la Ligue professionnelle de l’OFC, avec l’ambition claire de se confronter au plus haut niveau régional afin de structurer durablement le football polynésien.
C’est sur la pelouse du stade de la Pointe Vénus que Tahiti United affine ses derniers réglages. Constituée de 21 joueurs, dont trois gardiens, l’équipe affiche un équilibre entre jeunesse et expérience, avec des éléments âgés de 18 à 33 ans. Le groupe intègre également quatre joueurs venus de l’extérieur, afin d’apporter une exigence supplémentaire à un collectif majoritairement issu des clubs locaux.
L’ossature de l’équipe repose sur un noyau solide de joueurs du club de Vénus, complété par des talents provenant de la presqu’île, de Moorea, de Pirae et de Tefana. Pour le staff, cette diversité territoriale est une richesse et une étape essentielle vers la professionnalisation. À ce niveau, la préparation physique et l’intensité des séances sont au cœur du projet, tant l’écart avec les équipes professionnelles australiennes et néo-zélandaises reste important.
Une montée en puissance progressive face aux références de l’Océanie
La préparation n’a pourtant pas été idéale. L’engagement officiel en Pro League n’ayant été confirmé que tardivement, Tahiti United accuse un retard d’environ un mois sur son calendrier initial. Un contretemps assumé par l’encadrement, qui a choisi d’intensifier les entraînements quotidiens pour compenser. Matin et soir, les joueurs enchaînent les séances afin d’être prêts pour un premier rendez-vous majeur face au South Melbourne FC, le 18 janvier en Nouvelle-Zélande.
L’objectif n’est pas de brûler les étapes. Le projet porté par Tahiti United s’inscrit dans le temps long, avec une priorité donnée à l’apprentissage par la confrontation régulière au haut niveau. En se mesurant chaque semaine à des clubs aguerris, la formation polynésienne entend réduire progressivement l’écart avec les références de la zone Océanie, aujourd’hui dominée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Pour le staff, cette Pro League constitue avant tout un révélateur. Elle permettra d’évaluer précisément le niveau réel du football tahitien, d’identifier ses manques et de bâtir, à terme, une structure professionnelle crédible et compétitive. Une démarche exigeante mais indispensable pour inscrire durablement le fenua dans le concert du football régional, avec méthode, discipline et ambition.




