Bertrand de Boisvilliers, ancien directeur de cabinet de la mairie de Sainte-Suzanne, comparaît ce jeudi 11 juin devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Avec onze autres prévenus, il est poursuivi dans une affaire de trafic de cannabis entre La Réunion et l’île Maurice. Le parquet a requis à son encontre sept ans de prison ferme et 30 000 euros d’amende, marquant la gravité de cette affaire qui a mobilisé les enquêteurs pendant plusieurs mois.
Le démantèlement de ce réseau trouve son origine dans un simple contrôle routier qui a permis de remonter une filière bien organisée. Les investigations menées par la gendarmerie, combinant renseignement et travail de terrain, ont révélé des acheminements réguliers de zamal vers Maurice, alimentant en partie le marché local de l’île voisine. L’enquête a mis en évidence une structure complexe impliquant des passages répétés entre les deux territoires.
Un démantèlement né d’un contrôle routier
Au-delà du trafic de stupéfiants, l’affaire soulève également des soupçons de blanchiment d’argent. Les enquêteurs ont identifié des flux financiers transitant notamment par des établissements de jeux, suggérant une volonté de dissimuler l’origine des revenus générés par le trafic. Ces éléments ont conduit à l’ouverture de volets d’investigation complémentaires.
Des soupçons de blanchiment d’argent
Cette affaire illustre les défis que pose la proximité géographique entre La Réunion et Maurice en matière de lutte contre les trafics transfrontaliers. Le cannabis réunionnais, dont la culture reste endémique dans certaines zones de l’île, continue d’alimenter des filières d’exportation vers l’océan Indien. Les autorités judiciaires et les forces de l’ordre intensifient leurs efforts de coordination pour endiguer ces réseaux qui fragilisent la sécurité et la stabilité des territoires.



