Les douanes françaises ont enregistré en 2025 des saisies historiques de stupéfiants dans les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly. Près de 9 tonnes de drogues ont été interceptées, soit plus du double de l’année précédente, selon l’Office anti-stupéfiants.
Le cannabis domine largement ces prises avec environ 4,8 tonnes saisies, en hausse de plus de 300 % sur un an. La cocaïne représente également une part importante, avec près de 3 tonnes, soit 37 % des volumes interceptés.
Le transport par « mules » reste une méthode répandue. En 2025, 639 passeurs ont été interpellés dans les aéroports parisiens. Huit sur dix transportaient de la cocaïne, confirmant l’importance de ce produit dans les trafics aériens.
Si ce chiffre est légèrement en baisse par rapport à 2024, les quantités globales saisies, elles, continuent d’augmenter fortement.
Le fret aérien, nouveau canal majeur
La progression la plus spectaculaire concerne le fret aérien. Les saisies sont passées de 1,3 tonne en 2024 à 4,5 tonnes en 2025, soit une hausse de 254 %. Ce mode opératoire est désormais privilégié par les réseaux criminels, qui dissimulent d’importantes quantités de drogue dans des marchandises légales.
Une affaire récente illustre cette tendance : début 2026, 210 kg de méthamphétamine ont été découverts dans du matériel industriel importé du Mexique via une société fictive.
En parallèle, le fret postal continue de servir à l’acheminement de petites quantités, souvent liées à des transactions réalisées via les réseaux sociaux ou des messageries chiffrées.
Avec des dizaines de millions de passagers transitant chaque année par les aéroports parisiens, les autorités doivent faire face à un défi croissant. Les trafiquants exploitent ces flux massifs, tandis que les services anti-stupéfiants intensifient leurs contrôles pour tenter d’enrayer cette dynamique.



