Sous l’effet du conflit au Moyen-Orient, le prix du carburant explose et les compagnies aériennes préviennent : une hausse des billets d’avion devient inévitable.

Le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (Iata), Willie Walsh, a confirmé que les tarifs aériens vont augmenter dans les prochains mois. En cause, la hausse spectaculaire du prix du kérosène, qui a plus que doublé depuis la fin février, atteignant environ 216 dollars le baril, contre 88 dollars anticipés initialement.

Cette flambée pèse lourdement sur les compagnies, dont le carburant représente déjà plus d’un quart des coûts d’exploitation. Avec des marges limitées autour de 4 %, les transporteurs n’ont que peu de capacité pour absorber ce choc.

Une crise énergétique aux répercussions mondiales

La situation actuelle, liée aux tensions au Moyen-Orient, perturbe particulièrement les compagnies du Golfe, contraintes d’annuler de nombreux vols. Ce déséquilibre du trafic mondial limite les alternatives, notamment pour les liaisons long-courrier.

Selon l’Iata, la demande reste néanmoins solide. Mais la hausse des prix pourrait modifier les comportements : des séjours plus courts ou des arbitrages budgétaires chez les voyageurs sont déjà anticipés.

Si la crise n’atteint pas encore l’ampleur du choc du Covid, elle rappelle les perturbations observées après le 11-Septembre. Le secteur parie toutefois sur un retour à la normale une fois la stabilité retrouvée dans la région.

En attendant, pour les passagers, une chose semble certaine : voyager coûtera plus cher dans les mois à venir.

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