Condamné en 2006 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat de cinq membres de la famille Flactif au Grand-Bornand, David Hotyat a déposé une demande de libération conditionnelle. Placé en détention provisoire dès 2003, il avait été condamné avec une période de sûreté de 22 ans.
Aujourd’hui âgé de 53 ans, il est incarcéré au centre pénitentiaire de Toul (Meurthe-et-Moselle). Il a formulé, le 12 septembre dernier, une requête afin de bénéficier d’un aménagement de peine, sous la forme d’un placement extérieur probatoire.
Un crime qui avait marqué l’opinion
Le 11 avril 2003, le promoteur immobilier martiniquais Xavier Flactif, son épouse Graziella Ortolano et leurs trois enfants (âgés de 7, 9 et 10 ans) disparaissaient au Grand-Bornand, en Haute-Savoie. Des traces de sang avaient été retrouvées dans leur chalet.
Arrêté quelques mois plus tard, David Hotyat, voisin de la famille, avait reconnu en garde à vue avoir tué les cinq victimes. Il avait également admis avoir brûlé les corps, retrouvés ensuite près d’un cours d’eau à Thônes. L’affaire, marquée par la mort de trois enfants, avait suscité une vive émotion et une large couverture médiatique.
Dans ce dossier, sa compagne Alexandra Lefèvre avait été condamnée à 10 ans de prison. Un couple d’amis, Stéphane et Isabelle Haremza, avait également été condamné à respectivement 15 ans et 7 ans d’emprisonnement pour leur participation.
Une décision attendue dans les prochains mois
Conformément au Code pénal, une libération conditionnelle peut être accordée si le condamné présente des garanties de réinsertion, s’est bien comporté en détention et ne présente pas de risque de récidive. Des obligations, notamment de soins, peuvent être imposées.
La juridiction compétente doit statuer sur la demande dans un délai de six mois. En cas d’acceptation, David Hotyat pourrait bénéficier d’un aménagement de peine, éventuellement sous surveillance électronique.




