Moroti Adegboyega, étudiant à Saint-Jean de Terre-Neuve, a conçu un robot autonome capable de repérer et de récupérer les déchets plastiques présents à la surface de l’eau. Baptisée Ecoferroquatics, son invention représentera le Canada au Stockholm Junior Water Prize, une compétition internationale consacrée aux solutions innovantes pour la protection de l’eau.

Scolarisé au St. Bonaventure’s College, le jeune inventeur souhaitait mettre au point une machine capable d’intervenir directement sur les étendues d’eau sans être constamment guidée par un opérateur.

Son projet répond à un problème particulièrement visible dans les régions insulaires et côtières. Les déchets flottants peuvent s’accumuler dans les ports, les baies et le long des rivages avant de se fragmenter et de devenir plus difficiles à récupérer.

Une machine autonome guidée par l’intelligence artificielle

Ecoferroquatics utilise l’intelligence artificielle pour reconnaître les déchets présents à la surface. Des microcontrôleurs permettent ensuite au robot de se diriger automatiquement vers les éléments détectés.

Pour capturer le plastique, la machine possède une partie recouverte de ferrofluide. Ce liquide devient fortement magnétique lorsqu’il est soumis à un champ adapté et permet de retenir les déchets afin qu’ils puissent ensuite être retirés de l’eau.

Moroti Adegboyega explique avoir découvert un précédent projet utilisant du ferrofluide contre la pollution plastique. Jugeant cette technique insuffisamment adaptée à une utilisation à grande échelle, il a décidé de l’intégrer à une plateforme mobile et autonome.

L’étudiant doit encore poursuivre le développement de son prototype. Son invention montre néanmoins comment l’intelligence artificielle, la robotique et la science des matériaux peuvent être associées pour répondre à un problème environnemental concret.

Le Canada représenté à Stockholm

Le Stockholm Junior Water Prize récompense chaque année des jeunes âgés de 15 à 20 ans ayant développé des projets consacrés à l’eau et à l’environnement. Les lauréats de compétitions nationales organisées dans plus de 30 pays se retrouvent dans la capitale suédoise.

Ecoferroquatics a été sélectionné parmi les trois meilleurs projets canadiens portant sur les problématiques de l’eau. Cette distinction permet à Moroti Adegboyega de participer pour la première fois à une compétition scientifique internationale.

Son robot concourt également pour le prix du public, attribué à partir des votes recueillis par l’organisation. Cette visibilité pourrait aider le jeune inventeur à perfectionner sa solution et à trouver de nouveaux partenaires.

Le projet fait écho aux initiatives menées à Saint-Pierre-et-Miquelon, où des collégiens et lycéens ont récemment été récompensés à Terre-Neuve pour leur robot sous-marin Al CapROV. Ces réussites montrent que les territoires du nord-ouest Atlantique peuvent devenir un espace dynamique d’innovation maritime, de formation scientifique et de création d’entreprises technologiques.

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