Un fait d’une gravité exceptionnelle s’est produit ce lundi 29 décembre au Vanuatu. Pour la première fois dans l’histoire récente de l’archipel, un convoyeur de fonds a été la cible d’un braquage à main armée, en pleine journée, à proximité immédiate de l’aéroport international de Bauerfield. Les malfaiteurs ont pris la fuite avec près de 7,5 millions de francs CFP.
Depuis cet événement spectaculaire, la capitale Port-Vila est placée en état d’alerte renforcée. Selon les premiers éléments communiqués par les autorités locales et relayés par la presse vanuataise, deux individus ont attaqué un fourgon de transport de fonds transportant plusieurs valises de liquidités, dont des devises étrangères. Le montant dérobé est estimé à près de 8 millions de vatus.
D’après le chef de la police du Vanuatu, le commissaire Kalshem Bongran, les faits se sont déroulés en quelques instants. Deux hommes sont descendus de leur véhicule, l’un s’en prenant physiquement au chauffeur, tandis que le second, masqué, brandissait une arme et la pointait sur une policière chargée de l’escorte. La menace armée a provoqué un mouvement de panique, facilitant l’action des braqueurs.
Une attaque rapide et méthodique
Profitant de la confusion, l’un des suspects est parvenu à pénétrer dans le fourgon et à s’emparer d’une valise contenant de l’argent liquide en devises étrangères. Trois valises se trouvaient à bord, mais une seule a pu être dérobée avant la fuite des agresseurs. Les deux hommes ont ensuite quitté les lieux à bord d’un mini-van blanc, activement recherché par les forces de l’ordre.
Ce braquage constitue une première dans l’archipel, où les attaques armées de ce type demeuraient jusqu’ici inconnues. Les autorités redoutent désormais un tournant préoccupant en matière de criminalité, dans une région traditionnellement épargnée par ce genre de violence organisée.
Les deux suspects font l’objet d’une traque active par la police vanuataise. Les contrôles ont été renforcés autour des axes stratégiques de Port-Vila et aux points de sortie du territoire. Cet événement souligne brutalement la nécessité, pour les États du Pacifique, de renforcer leurs dispositifs de sécurité face à une criminalité de plus en plus mobile et déterminée, souvent inspirée par des méthodes importées de l’extérieur.




