Les derniers chiffres communiqués par la préfecture montrent des effets concrets du protocole de lutte contre la vie chère signé en octobre 2024. À la fin du mois d’octobre 2025, une large majorité des produits concernés affiche des baisses de prix significatives, confirmant l’impact des mesures fiscales décidées par l’État et les collectivités.
Dans son quatrième bilan de suivi rendu public vendredi 9 janvier, la préfecture de Martinique fait état d’une diminution des prix comprise entre 77 % et 92 % des références concernées, en comparaison avec les six mois précédant l’entrée en vigueur du protocole. Ces résultats s’inscrivent dans le cadre des mesures appliquées depuis le 1er janvier 2025, notamment la suppression de l’octroi de mer et de la TVA sur certains produits essentiels.
Pour les 54 familles de produits dites « CTM-État », la baisse moyenne des prix atteint 10,5 %. Les 15 autres familles classées « État+ » enregistrent quant à elles une diminution moyenne de 6,6 %, principalement liée à la mise à zéro de la TVA.
Un suivi rigoureux de la grande distribution
Ces données reposent sur des relevés effectués par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) auprès des principaux acteurs de la grande distribution. Les contrôles ont été réalisés chez les groupes CréO, GBH, Parfait et SAFO, qui représentent à eux seuls près de 80 % du marché martiniquais de la distribution alimentaire.
Les produits intégrés au protocole correspondent à environ 11 % de l’ensemble des références proposées par ces enseignes et à près de 15 % de leur chiffre d’affaires. La préfecture souligne toutefois que les baisses constatées varient d’un distributeur à l’autre, en fonction notamment de leur politique tarifaire antérieure à la signature de l’accord.
Un dispositif à poursuivre dans la durée
Les services de l’État rappellent que ce protocole repose sur un équilibre délicat entre baisse des prix pour les consommateurs et maintien de l’activité économique. Le suivi des effets se poursuivra jusqu’à la fin de la période d’observation prévue, afin de vérifier la pérennité des engagements pris et d’éviter tout contournement.
Dans un contexte social tendu, ces premiers résultats confirment qu’une action structurée de l’État, fondée sur la fiscalité et le dialogue avec les acteurs économiques, peut produire des effets mesurables sur le pouvoir d’achat, sans céder aux logiques de confrontation idéologique ou aux slogans inefficaces.




