Des violences ont éclaté samedi soir à Bandrélé, opposant des groupes de jeunes issus des villages de Bandrélé et de Nyambadao. Les heurts ont provoqué un climat de peur parmi les habitants et fait deux blessés, avant que l’intervention des forces de l’ordre ne permette un retour au calme.
Les faits se sont déroulés dans la soirée du samedi 24 janvier. Des échauffourées ont rapidement dégénéré, poussant de nombreux riverains à se confiner à leur domicile. Plusieurs véhicules ont été la cible de jets de pierres, illustrant une nouvelle fois la dégradation préoccupante de la sécurité dans certains secteurs de Mayotte.
Ces violences, qui n’ont rien de spontané, s’inscrivent dans un contexte de tensions récurrentes entre groupes de jeunes, sur fond de perte d’autorité et de banalisation des affrontements interquartiers. Deux personnes ont été blessées au cours des incidents, sans que leur pronostic vital ne soit engagé.
L’intervention indispensable des forces de l’ordre
La situation n’a pu être maîtrisée qu’avec l’arrivée des forces de l’ordre, dont l’intervention a permis de mettre fin aux affrontements aux alentours de 22 heures. Sans cette présence, les violences auraient pu s’étendre davantage, avec des conséquences plus graves pour les habitants et les biens.
Cet épisode rappelle une réalité préoccupante à Mayotte : sans fermeté, sans présence constante de l’État et sans réponse pénale claire, ces violences tendent à se répéter. La sécurité des populations, le respect de l’ordre public et la protection des biens doivent rester des priorités absolues de l’action publique. L’État ne peut reculer face à des comportements qui fragilisent la cohésion sociale et l’autorité républicaine sur l’ensemble du territoire.




