En poste depuis à peine deux mois et demi, le préfet Jean-François de Manheulle affiche une ligne claire pour 2026 : continuité de l’action de l’État, investissements structurants et retour de l’efficacité publique au service du territoire. Infrastructures, sécurité, emploi local et coopération régionale constituent les piliers d’une stratégie assumée, conforme aux intérêts de Wallis-et-Futuna et de la République.
À l’occasion de la cérémonie des vœux organisée le 23 janvier à la résidence préfectorale, le représentant de l’État a présenté une feuille de route pragmatique, nourrie par ses premières semaines d’immersion et par de nombreux échanges avec les élus, les autorités coutumières et les forces vives locales. Sans discours incantatoire, le préfet a insisté sur la nécessité d’agir vite, dans le respect des institutions et de l’ordre républicain, en s’appuyant sur des projets déjà engagés plutôt que sur des promesses irréalistes.
Des infrastructures structurantes pour l’économie et la souveraineté
Le chantier du quai de Leava, longtemps retardé, doit entrer dans une phase décisive en 2026. Les opérations de dragage sont désormais programmées, grâce à un accord avec l’entreprise Eiffage et au soutien direct du ministère des Outre-mer. Le préfet a tenu à souligner que ce projet avance sans dépendre de financements européens incertains, confirmant la capacité de l’État à assumer ses responsabilités stratégiques dans le Pacifique.
La modernisation des routes et des équipements publics constitue un autre levier central. À Futuna, la route des Pyramides et l’extension de l’aérogare de Vele doivent soutenir l’activité économique locale et l’emploi, en associant entreprises privées et services publics dans une logique de complémentarité. À Wallis, l’amélioration du réseau routier s’inscrit dans la même dynamique de désenclavement et de cohésion territoriale.
La modernisation de l’aéroport de Hihifo figure également parmi les priorités. Avec plus de 32 000 passagers accueillis en 2025, la réfection de la piste et la mise en service d’une nouvelle tour de contrôle apparaissent comme des conditions indispensables à la sécurité aérienne et au développement économique. Le préfet l’a rappelé sans détour : sans infrastructures aux normes, il ne peut y avoir ni attractivité ni développement durable.
Au-delà des équipements, Jean-François de Manheulle a affirmé la volonté de l’État de renforcer son action dans le champ social et sécuritaire, notamment face aux violences intrafamiliales, jugées inacceptables dans une société de droit. L’approche annoncée repose sur la fermeté, la prévention et une meilleure coordination des acteurs publics, loin de toute complaisance.
Enfin, la coopération régionale avec Fidji doit être consolidée dans un cadre maîtrisé, au service des intérêts français. Une mission avec les élus est prévue afin de travailler sur des axes concrets comme la santé, la formation et les transports, avec un accompagnement assumé de l’État.
En traçant ces orientations, le préfet assume une vision claire : développement économique, autorité de l’État et continuité républicaine. Pour Wallis-et-Futuna, 2026 se veut une année d’action concrète, loin des discours idéologiques, et résolument tournée vers la stabilité, l’emploi et l’efficacité publique.




