Trois mois après la découverte d’un fragment de mâchoire sur l’îlot de Nukuatea, les analyses ont confirmé son origine humaine. L’ossement, retrouvé à l’emplacement de l’ancien cimetière des lépreux, pourrait appartenir à une personne décédée à l’époque de la léproserie. Il a désormais été réinhumé sur l’îlot.

Le mystère est en partie levé à Nukuatea. En mai dernier, un morceau de mâchoire avait été découvert sur cet îlot de Wallis, historiquement associé à l’accueil de personnes atteintes de la lèpre. La gendarmerie de Mata-Utu avait alors engagé des investigations afin d’en déterminer l’origine.

Après trois mois d’analyses, les résultats confirment qu’il s’agit bien d’un ossement humain.

Une possible sépulture de l’ancienne léproserie

La mâchoire a été retrouvée dans le secteur où se situait autrefois le cimetière des lépreux. L’examen réalisé par un spécialiste indique également que l’ossement serait resté en terre pendant une très longue période.

Son âge exact restera toutefois inconnu. Aucune datation scientifique n’a été effectuée en raison du coût de l’opération.

Les éléments recueillis conduisent néanmoins les enquêteurs à privilégier l’hypothèse d’un ossement appartenant à l’une des personnes décédées sur l’îlot durant la période de fonctionnement de la léproserie.

L’ossement rendu à la chefferie

Une fois les investigations terminées, la gendarmerie a officiellement remis la mâchoire à la chefferie du district de Mu’a.

L’ossement a ensuite été transporté jusqu’à Nukuatea afin d’être réinhumé sur son lieu d’origine. Aucune cérémonie particulière n’a été organisée pour cette restitution.

Cette réinhumation clôt les investigations engagées après la découverte du mois de mai. Faute d’éléments supplémentaires et de datation, l’identité de la personne à laquelle appartenait cette mâchoire restera vraisemblablement inconnue.

Privacy Preference Center