Le premier bébé de l’année 2026 à Wallis-et-Futuna est né ce 11 janvier à la maternité de Wallis. Prénommé Fiapule, ce petit garçon wallisien est venu au monde à 8h45, affichant une belle santé avec plus de 4 kilos sur la balance. Un événement toujours chargé d’émotion sur un territoire où chaque naissance compte désormais un peu plus que partout ailleurs.

Car au-delà de la joie familiale, cette naissance intervient dans un contexte préoccupant. En 2025, l’archipel n’a enregistré que 102 naissances, contre 149 l’année précédente, soit une chute brutale de plus de 30 % en un an. Une tendance lourde qui illustre l’érosion démographique accélérée de Wallis-et-Futuna.

En vingt ans, la population du territoire a reculé de près d’un quart. Selon les derniers chiffres de l’Insee, l’archipel ne compte plus qu’un peu plus de 11 000 habitants. L’émigration massive des jeunes vers l’Hexagone ou la Nouvelle-Calédonie, combinée à la baisse de la natalité, fragilise durablement l’équilibre social, économique et culturel de ce territoire français du Pacifique.

La naissance de Fiapule rappelle ainsi une réalité souvent absente du débat national : la survie démographique des Outre-mer les plus isolés est un enjeu stratégique pour la République. Maintenir des services publics, soutenir les familles et offrir des perspectives aux jeunes générations ne relève pas du folklore local, mais bien de la responsabilité nationale. À Wallis-et-Futuna, chaque nouveau-né est désormais aussi un signal d’alerte.

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