L’épidémie de grippe qui frappe Wallis-et-Futuna a causé un premier décès, confirmant la gravité de la situation sanitaire sur le territoire. Depuis le début du mois de décembre, plus de 700 cas ont été recensés, plaçant désormais l’archipel en pleine phase épidémique.
Selon les autorités sanitaires, 714 cas de grippe ont été enregistrés à ce jour. La période des fêtes de fin d’année, marquée par de nombreux rassemblements familiaux et religieux, favorise une circulation accrue du virus, en particulier de la grippe A. Les services de santé alertent sur la vulnérabilité accrue des personnes à risque, notamment les femmes enceintes et les patients souffrant de pathologies chroniques comme les insuffisances respiratoires, cardiaques ou rénales, ainsi que le diabète.
Des services de santé sous tension
Face à cette situation, le système de soins local s’est adapté afin d’éviter une saturation des urgences. L’Agence de santé a élargi les plages de consultation : elles sont désormais assurées jusqu’à 19 heures en semaine et jusqu’à 21 heures les week-ends. Dans les structures de soins, le port du masque reste obligatoire et les visites aux patients hospitalisés sont strictement limitées.
Les symptômes observés sont caractéristiques de la grippe A, avec un début brutal de fièvre dépassant souvent les 38 degrés, des frissons, une toux et des maux de gorge. Les autorités sanitaires appellent la population à faire preuve de responsabilité, en appliquant strictement les gestes barrières et en évitant les rassemblements festifs en cas de symptômes.
L’isolement des personnes malades, l’aération régulière des logements, le lavage fréquent des mains et la protection du visage lors de la toux ou des éternuements sont rappelés comme des mesures essentielles pour freiner la propagation du virus. Dans ce contexte épidémique tendu, les autorités en appellent au civisme de chacun afin de protéger les plus fragiles et préserver un système de santé déjà fortement sollicité.




