Le gouvernement a assuré mercredi qu’aucune pénurie de kérosène n’était à craindre à court terme pour le transport aérien, malgré les tensions provoquées par la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient. Réunis avec les acteurs du secteur, les ministres de l’Économie et des Transports ont également insisté sur le maintien des liaisons vers les territoires ultramarins afin de garantir la continuité territoriale.

Selon le ministre de l’Économie Roland Lescure, les énergéticiens ont indiqué qu’il n’existait “aucune crainte” de rupture d’approvisionnement en mai et juin, avec “peu de risques” pour la suite grâce aux capacités d’adaptation du secteur et aux stocks stratégiques disponibles. Plusieurs compagnies, notamment low cost, ont toutefois commencé à annuler certains vols face à l’envolée des coûts du carburant.

Des mesures annoncées pour soutenir les compagnies

Le ministre des Transports Philippe Tabarot a précisé que les annulations restaient limitées, représentant moins de 2 % des vols. Il a rappelé que le gouvernement souhaitait préserver certaines dessertes prioritaires, notamment vers la Corse et les Outre-mer.

Plusieurs mesures ont été annoncées pour aider les compagnies aériennes. Les transporteurs qui réduisent temporairement leur programme de vols pourront conserver leurs créneaux aéroportuaires pour les saisons suivantes, après un accord attendu au niveau européen. L’exécutif souhaite également assouplir les règles encadrant les quantités de carburant embarquées par les avions et ouvrir la voie à l’utilisation d’autres types de kérosène.

Le président de la Fédération nationale de l’aviation et de Corsair, Pascal de Izaguirre, a salué les engagements pris par l’État, notamment les possibilités de reports de charges accordées aux compagnies afin de préserver leur trésorerie. Il a également assuré que les hausses tarifaires resteraient “très modérées” à l’approche de la saison estivale.

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