Un simple contrôle routier a permis aux gendarmes de mettre au jour un trafic présumé de méthamphétamine à Bora-Bora. Lors d’une opération menée dans la nuit du 18 juillet à Faanui, les forces de l’ordre ont découvert plusieurs dizaines de grammes d’ice, d’importantes sommes d’argent liquide ainsi que de nombreux objets électroportatifs obtenus en échange de stupéfiants.
Le conducteur d’un deux-roues, contrôlé par les militaires, était en possession de 3,89 grammes de méthamphétamine, plus communément appelée « ice », ainsi que de 116 000 francs Pacifique en numéraire. Se présentant comme un visiteur de passage sur l’île, il a immédiatement été placé en garde à vue.
Une perquisition révèle un trafic plus important
Les investigations se sont poursuivies au domicile de la personne qui hébergeait le suspect. Avec l’appui d’une équipe cynophile de la police municipale de Bora-Bora, les gendarmes ont procédé à une perquisition qui a permis de découvrir d’autres sachets de méthamphétamine.
Au total, 27,29 grammes d’ice ont été saisis au cours de l’opération. Les enquêteurs ont également retrouvé plusieurs centaines de milliers de francs Pacifique en espèces ainsi que 38 appareils électroportatifs, dont la valeur est estimée à plus de 1,3 million de francs Pacifique.
Des biens obtenus en échange de stupéfiants
Les investigations menées par les gendarmes ont établi que ces équipements n’avaient pas été achetés de manière classique. Selon les éléments de l’enquête, ils auraient été remis en échange de doses de méthamphétamine, illustrant un mode de paiement utilisé dans le cadre du trafic.
Cette découverte a permis de mettre en évidence un système d’échanges de biens contre des stupéfiants, en plus des paiements en numéraire déjà constatés lors du contrôle routier.
Deux ans de prison prononcés
À l’issue de sa garde à vue, le mis en cause a été présenté devant la justice. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an assorti d’un sursis probatoire comprenant une obligation de travailler et de suivre des soins.
Cette affaire illustre une nouvelle fois le rôle des contrôles routiers dans la lutte contre le trafic de stupéfiants en Polynésie française, où une simple vérification a conduit au démantèlement d’une activité de revente de méthamphétamine et à la saisie de nombreux biens issus de ce trafic.



