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La troisième édition de la Cap-Martinique est officiellement lancée. Lundi 20 avril, 45 bateaux et 76 marins ont quitté La Trinité-sur-Mer pour rallier Fort-de-France, en Martinique, au terme d’une traversée exigeante de l’Atlantique.

Un départ sécurisé avant une entrée rapide dans le dur

Initialement prévu la veille, le départ a été reporté de 24 heures afin d’éviter des conditions dangereuses au large du cap Finisterre. Une décision assumée par la direction de course, soucieuse de garantir la sécurité des concurrents.

Le coup d’envoi a finalement été donné dans des conditions favorables en baie de Quiberon, avec un vent régulier et une mer peu agitée. Mais les premières heures de course s’annoncent déjà décisives. Les skippers devront rapidement affronter des vents pouvant atteindre 40 nœuds, une phase qui pourrait créer des écarts importants dès le début de l’épreuve.

Cette édition 2026 rassemble 45 monocoques de 30 à 40 pieds, avec 14 skippers en solitaire et 31 équipages en double. Le plateau mêle marins expérimentés et nouveaux venus, dans une compétition disputée en temps compensé, favorisant autant la stratégie que la performance pure.

Le parcours, allongé à plus de 4 000 milles nautiques, a été adapté aux conditions météorologiques. Après le golfe de Gascogne et le cap Finisterre, les navigateurs devront rejoindre les alizés en passant par Madère avant de mettre le cap sur les Antilles.

Au-delà de la dimension sportive, la Cap-Martinique reste une aventure humaine et parfois solidaire, certains équipages portant des projets associatifs.

La traversée devrait durer près de trois semaines pour les plus rapides. Le record de l’épreuve reste fixé à 19 jours, 21 heures et 40 minutes. Une référence que les concurrents tenteront de faire tomber sur une route où rien n’est jamais joué d’avance.

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