La situation illustre une nouvelle fois les carences d’infrastructures dans les Outre-mer. À Basse-Terre, la piscine intercommunale de Rivière des Pères a définitivement cessé ses activités, laissant des milliers d’usagers sans solution adaptée.

Un équipement public à l’abandon

Déjà fragilisée depuis plusieurs années avec l’arrêt du grand bassin, la structure vient de subir un coup fatal avec la panne du moteur du petit bassin, jusque-là encore en service pour les plus jeunes.

Désormais, aucun des deux bassins n’est opérationnel. Résultat immédiat : près de 40 000 enfants et familles se retrouvent privés d’un équipement essentiel à l’apprentissage de la natation et à la pratique sportive.

Face à cette situation, les activités ont été transférées en mer, sur la plage de Rivière des Pères à Gourbeyre, une solution de substitution qui reste précaire et dépendante des conditions naturelles.

Cette fermeture ne relève pas d’un incident ponctuel mais d’un problème structurel ancien. Le président du Cercle des nageurs de la Région de Basse-Terre dénonce un blocage qui dure depuis environ neuf ans.

Dans un courrier adressé à l’ensemble des acteurs publics, État, Région, Département et communes, il pointe l’absence de réponse concrète pour réhabiliter ou remplacer l’équipement.

Au-delà du cas de cette piscine, c’est la question de l’accès aux infrastructures sportives en Guadeloupe qui est posée. Un enjeu de santé publique, d’éducation et de cohésion sociale, qui appelle désormais des décisions à la hauteur des besoins du territoire.

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