L’amendement qui prévoyait d’autoriser, sous certaines conditions, l’abattage de chiens errants dans les territoires ultramarins a finalement été retiré du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Écartée lors des travaux de la commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs, cette disposition ne figure plus dans le texte de compromis, une décision saluée par les associations de défense de la cause animale.
Le dispositif, adopté auparavant par le Sénat, permettait au préfet de faire appel aux lieutenants de louveterie ou à des chasseurs pour procéder à l’abattage de chiens errants lorsque les opérations de capture s’avéraient inefficaces et que les animaux représentaient un danger pour les élevages, la population ou la biodiversité. Sa suppression devra toutefois être confirmée lors de la publication officielle des conclusions de la commission mixte paritaire.
Les principales organisations de protection animale, parmi lesquelles la Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d’Amis et Argos42, ont accueilli favorablement cette décision. Elles rappellent que la lutte contre la divagation animale passe avant tout par la stérilisation, l’identification des animaux et un soutien renforcé aux associations locales, plutôt que par des mesures d’abattage.
Si cette mesure disparaît du texte, la problématique des animaux errants reste entière dans les outre-mer. À La Réunion, plus de 73 000 chiens sont recensés et près de 42 % sont considérés comme divagants, auxquels s’ajoutent plusieurs dizaines de milliers de chats errants. Les autorités devront désormais poursuivre la recherche de solutions durables pour répondre à cet enjeu sanitaire, environnemental et de sécurité publique.



