Après la mobilisation des brancardiers et ambulanciers en septembre, le syndicat Sud Santé Sociaux a déposé un préavis de grève pour la période du 12 au 20 octobre au Centre hospitalier de Mayotte. Une nouvelle perturbation qui fragilise un établissement déjà sous tension.
Le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) n’en a pas fini avec les arrêts de travail. Quelques jours seulement après la mobilisation des brancardiers et ambulanciers, qui avait paralysé une partie des services du 14 au 17 septembre, le syndicat Sud Santé Sociaux a déposé un nouveau préavis de grève couvrant la période du 12 au 20 octobre. L’établissement, qui peine déjà à répondre aux besoins de santé d’une population parmi les plus fragiles de France, devra une nouvelle fois gérer les conséquences d’un mouvement social sur la continuité des soins.
Le syndicat formule plusieurs revendications, dont une révision des primes portées à 2 200 euros pour l’ensemble des agents, le respect de l’équité dans l’établissement des plannings, ainsi que le paiement systématique des heures supplémentaires effectuées. Sud Santé Sociaux réclame également un renforcement des effectifs, notamment à Mramadoudou et au sein des équipes d’interprètes, et demande un audit de l’organisation des services.
Parmi les points soulevés figure aussi une demande de « séparation fonctionnelle des chefs de service et de leurs conjointes, conformément à la réglementation relative aux conflits d’intérêts et au cadre hiérarchique », ainsi que la fin du « glissement de tâches altérant la qualité des soins et la qualité de vie au travail ». Le syndicat dénonce par ailleurs des « entraves » à la tenue de réunions des représentants du personnel.
Ce nouveau préavis intervient dans un contexte où le CHM reste l’un des hôpitaux les plus sollicités des territoires ultramarins, confronté à une démographie galopante et à des ressources humaines structurellement insuffisantes. Chaque interruption de service, même partielle, pèse directement sur la prise en charge des patients et sur les équipes qui continuent d’assurer leur mission.


