Les sportives calédoniennes Charlotte Robin et Nathalie Viratelle se sont imposées dimanche sur l’épreuve XL du swimrun de Moorea, en Polynésie française. Une victoire de haut niveau pour les deux athlètes, qui signent un retour remarqué après leur abandon lors d’une précédente compétition à Yaté.

Engagé sur le parcours le plus exigeant de l’épreuve, le duo a parcouru près de 40 kilomètres en alternant course à pied et natation, bouclant la compétition en 6 heures, 1 minute et 24 secondes. Organisé à Moorea, le Tauati swimrun attire chaque année des sportifs venus de plusieurs territoires du Pacifique.

Les deux Calédoniennes avaient à cœur de rebondir après leur abandon lors du swimrun de Yaté, début avril. Nathalie Viratelle explique que cette contre-performance restait difficile à accepter et que l’objectif était cette fois de terminer la course dans de bonnes conditions, tout en visant une place de premier plan.

L’expérience acquise lors des précédentes compétitions a permis au binôme d’adopter une gestion de course plus prudente sur les portions les plus exigeantes du parcours polynésien, marqué par une forte chaleur, un taux d’humidité important et plusieurs zones de courant.

Une performance qui confirme le niveau du sport calédonien

Charlotte Robin souligne que les conditions de course à Moorea imposaient une approche particulièrement stratégique, notamment sur les sections de natation. Les deux sportives ont choisi de partir sur un rythme plus maîtrisé afin de tenir la distance sur cette épreuve d’endurance réputée difficile.

Cette victoire vient confirmer la montée en puissance des athlètes calédoniens dans les compétitions de swimrun organisées dans le Pacifique. Nathalie Viratelle s’était déjà illustrée l’an dernier à Nouméa, où elle avait remporté une compétition aux côtés de Charlotte Robin.

Chez les hommes, les Calédoniens Antoine Guyonneau et Clément Nuns ont également réalisé une solide performance en décrochant la deuxième place du parcours XL. La victoire est revenue au duo tahitien composé de Franck Digonnet et Eddy Pang Fat, qui s’est imposé en un peu plus de cinq heures.

À travers ces résultats, les compétitions sportives ultramarines continuent de démontrer le dynamisme et le potentiel des territoires français du Pacifique, capables d’organiser des événements de haut niveau tout en mettant en valeur leurs paysages et leur attractivité touristique.

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