Fort-de-France : des mortiers tirés sur des policiers en marge d’un rassemblement lycéen, un suspect interpellé

Par Info Outre-mer 2 min de lecture
Fort-de-France : des mortiers tirés sur des policiers en marge d’un rassemblement lycéen, un suspect interpellé
Fort-de-France : des mortiers tirés sur des policiers en marge d’un rassemblement lycéen, un suspect interpellé
En partenariat avec les Hôtels Karibea

Ce mardi matin, aux abords des lycées de Bellevue et de Pointe des Nègres à Fort-de-France, des individus masqués ont tiré des mortiers d’artifice en direction des forces de l’ordre. Un suspect a été interpellé, cinq autres sont activement recherchés.

La journée avait pourtant débuté dans un calme relatif. Depuis 7h30 ce mardi 13 octobre, des élèves des lycées de Bellevue et de Pointe des Nègres s’étaient rassemblés devant les établissements, en face du stade Louis Achille, en réponse à un appel national de mobilisation lycéenne. Les forces de l’ordre étaient présentes sur place pour encadrer les abords des établissements et réguler la circulation.

Mais à 7h50, la situation a rapidement dégénéré. Des individus masqués, mêlés aux abords du rassemblement, ont ouvert le feu au mortier d’artifice en direction des policiers. L’incident, bref mais suffisamment violent pour provoquer un mouvement de panique, a contraint les forces de l’ordre à renforcer significativement leur dispositif sur place.

Un individu, présumé tireur, a été appréhendé dans la foulée. Cinq autres suspects demeurent activement recherchés. Ces actes de violence délibérés contre des fonctionnaires de police en service constituent une ligne rouge que les autorités ne sauraient laisser sans réponse.

Du côté des lycéens eux-mêmes, la mobilisation s’est poursuivie sur un registre symbolique, en solidarité avec le mouvement national. La rectrice avait pourtant indiqué ce matin même qu’elle apporterait des réponses précises aux revendications des élèves à compter du 20 octobre, ouvrant ainsi une voie de dialogue institutionnel. Les violences commises en marge du rassemblement risquent désormais de parasiter ce processus et de braquer l’attention sur les débordements plutôt que sur les échanges en cours.