La commune de Grand-Santi est sous le choc après le naufrage survenu samedi à l’aube sur le fleuve Maroni. Dimanche, deux corps ont été retrouvés à proximité du bourg, au lendemain de l’accident qui avait fait quatre disparus. Les recherches reprennent ce lundi dès l’aube pour tenter de localiser les deux personnes encore portées disparues.

Un dispositif de recherches maintenu au plus haut

Militaires, gendarmes et secours poursuivent les opérations sur une zone élargie autour de Grand-Santi, le long des rives du Maroni. Les moyens nautiques de l’État (gendarmerie, forces armées, sapeurs-pompiers) sont engagés, appuyés par des embarcations de la mairie, ainsi que par des piroguiers privés mobilisés bénévolement. Une dizaine de plongeurs, issus des pompiers, de la gendarmerie et du génie militaire, progressent dans des conditions difficiles : faible visibilité, rochers, courants et étendue du secteur. Les recherches bénéficient aussi de moyens aériens, dont un hélicoptère et un drone.

Le drame a une résonance particulière à Grand-Santi : les victimes étaient des enseignants en poste dans deux écoles primaires du bourg. Dimanche, de nombreux habitants se sont rassemblés devant le centre de santé, entre recueillement et attente. Une cellule opérationnelle de crise reste activée pour coordonner les moyens sur le terrain.

Face à l’ampleur du choc humain et éducatif, le rectorat, en lien avec la mairie et les familles, a annoncé la fermeture exceptionnelle des écoles de Grand-Santi lundi et mardi. Une cellule d’urgence médico-psychologique est également mobilisée pour accompagner élèves, personnels et proches qui en ressentent le besoin.

À ce stade, deux personnes restent portées disparues. Les recherches se poursuivent pour permettre aux familles d’obtenir des réponses et d’entamer le deuil.

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