Le Parc national de la Guadeloupe alerte sur une dérive préoccupante : la multiplication des prises de vues sans autorisation en cœur de parc. Une pratique en forte hausse, notamment avec l’usage des drones, qui met directement en danger la biodiversité locale.

Des dérangements lourds de conséquences

Les drones figurent parmi les principales sources d’inquiétude. Perçus comme des prédateurs par de nombreuses espèces, ils provoquent stress, fuite et perturbation des cycles de reproduction. Quelques minutes de survol peuvent suffire à compromettre une nichée.

Au sol également, les prises de vues à proximité de zones sensibles perturbent les espèces, en particulier durant les périodes de repos ou de reproduction. Dans des milieux déjà fragilisés, ces intrusions répétées aggravent les déséquilibres.

Certaines zones font l’objet de restrictions renforcées, notamment dans le Grand Cul-de-Sac marin. L’accès à l’îlet Blanc est interdit jusqu’au 30 septembre pour protéger la nidification, tandis que l’îlet Caret est fermé au débarquement en raison de la surfréquentation.

Sur terre, des sites emblématiques comme la Soufrière ou les chutes du Carbet sont également concernés par une réglementation stricte.

Toute prise de vues à des fins de communication ou commerciales nécessite une autorisation préalable, conformément au Code de l’environnement. Sans cette autorisation, les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 1 500 euros, voire 3 000 euros en cas de récidive, avec des poursuites supplémentaires possibles en cas d’atteinte à des espèces protégées.

Face à cette situation, les autorités appellent à la responsabilité de chacun. À l’heure des réseaux sociaux et de la quête d’images spectaculaires, préserver ce patrimoine naturel d’exception reste une priorité absolue.

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