L’aéroport Maryse-Condé confirme une relative résistance du trafic aérien en mars 2026. Avec 207 766 passagers accueillis, la plateforme guadeloupéenne maintient son niveau d’activité dans un contexte pourtant marqué par des perturbations sur certaines lignes.
Une dynamique portée par l’international
Depuis le début de l’année, plus de 640 000 voyageurs ont transité par l’aéroport, soit une baisse limitée à 2,6 %. Un recul contenu, qui masque en réalité des évolutions contrastées selon les destinations.
Les liaisons vers le Canada tirent clairement leur épingle du jeu, avec près de 19 000 passagers en mars, en hausse de plus de 20 % sur un an. Les nouvelles routes vers Toronto et Québec confirment cet engouement.
Même tendance du côté de la Caraïbe, où le trafic progresse de 30 %, notamment vers la République dominicaine et Haïti. Quant aux liaisons avec l’Hexagone, elles restent globalement stables, avec une légère hausse autour de 0,4 %, portée par une offre de sièges renforcée vers Paris.
En revanche, le trafic régional accuse le coup. Les liaisons vers les Îles du Nord chutent de plus de 20 %, tandis que l’axe Martinique-Guyane recule d’environ 17 %. En cause, l’arrêt des vols de la compagnie Air Antilles, qui désorganise une partie des connexions inter-îles.
Ces déséquilibres illustrent la dépendance du territoire à certaines compagnies pour assurer la continuité régionale.
Sur le plan économique, le fret offre une note plus positive, avec une hausse de 6,5 % et plus de 4 000 tonnes de marchandises traitées depuis janvier.
Dans un environnement international tendu, marqué notamment par la hausse du prix du carburant, la stabilité globale du trafic apparaît comme un signal de résistance. Mais elle reste fragile, suspendue à la capacité du secteur à reconstituer une offre régionale solide.



