Guyane : la grève à la SGDE provoque des coupures d’eau dans plusieurs communes

Le mouvement de grève des agents de la SGDE, engagé depuis le 15 octobre, continue de perturber l’alimentation en eau potable en Guyane. Ce mardi 20 octobre, des coupures ont affecté plusieurs communes desservies par le réseau de la CACL et de Saint-Laurent du Maroni, après des fermetures volontaires de vannes imputées aux grévistes.
La situation se tend autour de la Société guyanaise des eaux (SGDE). Ce mardi 20 octobre, des coupures d’eau potable ont touché plusieurs communes de Guyane, notamment sur les réseaux de la Communauté d’agglomération du Centre Littoral (CACL) et de Saint-Laurent du Maroni. Dans un communiqué publié à la mi-journée, la direction de l’entreprise a indiqué sans ambiguïté que « ces perturbations sont liées à des fermetures volontaires de vannes effectuées dans le cadre du mouvement de grève ».
Face à ces interruptions délibérées de service, la direction a annoncé mobiliser l’ensemble de ses moyens disponibles, avec l’appui du personnel non-gréviste, pour rouvrir les vannes et rétablir la distribution d’eau dans les meilleurs délais. Des milliers d’habitants se sont ainsi retrouvés privés d’eau potable en raison d’un conflit social qui dépasse désormais le seul cadre de l’entreprise.
Les agents de l’UTG-SGDE maintiennent leurs piquets de grève sur les sites stratégiques de Montabo et de Baduel, à Cayenne, ainsi qu’à Kourou et à Saint-Laurent du Maroni. Une nouvelle réunion s’est tenue ce mardi entre les représentants syndicaux et la direction, sans qu’aucune avancée significative n’ait été enregistrée. Les discussions se poursuivent.
Le syndicat réclame le recrutement pour pourvoir les postes vacants, la mise en place d’un règlement intérieur adapté aux réalités locales, un recours élargi au télétravail, ainsi que la rénovation des équipements. La direction avait pourtant annoncé, avant le début du mouvement, dix-sept recrutements et sa volonté de poursuivre les négociations. Ces engagements n’ont visiblement pas suffi à désamorcer le conflit, qui entre désormais dans sa sixième journée.


