Guyane : trois militaires condamnés font appel dans l’affaire de vol sur un site d’orpaillage clandestin

Par Anthony Marques 2 min de lecture
Guyane : trois militaires condamnés font appel dans l’affaire de vol sur un site d’orpaillage clandestin
Guyane : trois militaires condamnés font appel dans l’affaire de vol sur un site d’orpaillage clandestin Image : DR

Une audience est programmée le mardi 27 octobre devant la cour d’appel pour trois des sept militaires condamnés en première instance, notamment pour des faits de vol commis sur un campement d’orpaillage illégal en Guyane. L’affaire illustre les dérives individuelles au sein des forces armées déployées contre l’orpaillage clandestin.

Cinq mois et demi après le délibéré rendu le 12 mai, la justice guyanaise s’apprête à examiner les recours de trois militaires condamnés en première instance. L’audience, fixée au mardi 27 octobre, concerne trois des sept condamnés qui ont choisi de faire appel à la suite du procès du 30 mars 2026, lequel portait notamment sur des faits de vol perpétrés sur le campement d’un site d’orpaillage clandestin.

Parmi les militaires impliqués figurent William Bretchfeld, 25 ans, ancien sergent originaire du Vanuatu, et Mohamed-Said El Amine, caporal-chef, né à Bouéné à Mayotte il y a 36 ans, présenté comme le plus âgé du groupe. Au moins six des militaires mis en cause avaient déjà été radiés de l’armée au moment de l’ouverture du procès en première instance.

Cette affaire met en lumière les comportements individuels inacceptables qui peuvent survenir en marge des opérations militaires menées contre l’orpaillage illégal en Guyane, territoire où la lutte contre les sites clandestins constitue un enjeu sécuritaire et environnemental majeur. Les forces armées sont régulièrement engagées dans des opérations de démantèlement de ces campements, qui alimentent une économie souterraine destructrice pour les écosystèmes amazoniens et les populations locales.

La tenue rapide de cette audience d’appel, moins de six mois après le jugement de première instance, témoigne d’une certaine réactivité de l’appareil judiciaire guyanais sur ce dossier sensible. Le verdict attendu le 27 octobre permettra de savoir si les condamnations prononcées en mars seront confirmées, allégées ou aggravées pour les trois militaires ayant choisi de contester la décision initiale.