Le Rotaract Île de Cayenne organise pendant deux jours une collecte de fournitures scolaires sur six sites. Une vingtaine de bénévoles recueillent le matériel qui sera ensuite trié et distribué aux familles dans le besoin par six associations partenaires.
Cette opération solidaire intervient dans un contexte où la rentrée représente une dépense particulièrement lourde pour de nombreux foyers guyanais.
Une mère de trois enfants explique avoir déjà dépensé 280 euros alors que ses achats sont encore loin d’être terminés. Elle a néanmoins choisi d’ajouter à son panier des fournitures destinées aux enfants de familles plus modestes.
Des centaines d’euros pour préparer la rentrée
Robecia, elle aussi mère de famille, a dû se rendre dans plusieurs commerces pour trouver l’ensemble du matériel demandé par les établissements.
Pour sa fille qui entre au lycée, l’achat de treize manuels scolaires a représenté une dépense de 281 euros. À cette somme s’ajoutent encore les vêtements, les chaussures et les autres fournitures nécessaires.
L’allocation de rentrée scolaire versée par la Caisse d’allocations familiales apporte une aide aux foyers éligibles, mais elle ne couvre pas toujours l’ensemble des dépenses.
Dans un département marqué par une forte pauvreté, le coût du retour en classe peut contraindre certaines familles à différer des achats pourtant indispensables à la scolarité de leurs enfants.
Une mobilisation organisée depuis neuf ans
Le Rotaract Île de Cayenne mène cette collecte depuis neuf ans. Une vingtaine de bénévoles se relaient pendant deux jours devant les six points prévus pour recevoir les dons.
Parmi eux figure Safiye, une lycéenne de 16 ans qui souhaite aider les jeunes de son âge susceptibles de commencer l’année sans disposer du matériel nécessaire.
Après la collecte, les bénévoles doivent trier les fournitures. Six associations partenaires se chargeront ensuite de les remettre aux familles qu’elles accompagnent déjà.
Cette initiative illustre la force de la solidarité locale et de l’engagement associatif. L’aide publique reste nécessaire, mais elle ne remplace pas la générosité des habitants et la mobilisation de la société civile. Chaque enfant de Guyane doit pouvoir commencer l’année avec les outils indispensables pour apprendre, travailler et réussir.



