La Réunion : Grande Anse inaugure le plus grand bassin de baignade d’eau de mer de l’île

Le site touristique de Grande Anse, à Petite-Île, vient d’inaugurer son bassin de baignade agrandi, désormais le plus vaste bassin d’eau de mer de La Réunion. Avec ses 6 400 mètres carrés de surface, l’équipement ambitionne d’accueillir jusqu’à 1 500 baigneurs par jour et de renforcer l’attractivité touristique du sud de l’île.
C’est l’aboutissement d’un projet vieux de huit ans. Le bassin de baignade de Grande Anse, à Petite-Île, a été officiellement inauguré ce 27 octobre 2026. Avec une surface totale de 6 400 mètres carrés, dont une zone d’apprentissage de 700 mètres carrés, il s’impose désormais comme le plus grand bassin de baignade en eau de mer de La Réunion. Le maire de Petite-Île, Serge Hoareau, qui a porté ce dossier malgré de nombreux recours judiciaires visant à bloquer l’extension, peut légitimement savourer l’inauguration.
Le chantier, mené en deux phases, a mobilisé trois mois de travaux maritimes et neuf mois d’aménagements terrestres. La surface de baignade a été doublée par rapport à l’ancien bassin, avec l’intégration d’îlots de blocs rocheux à l’intérieur de l’enceinte. Des espaces dédiés aux personnes à mobilité réduite et aux groupes scolaires ont été aménagés, et un poste de maître-nageur sauveteur assure la sécurité des usagers. À marée basse, la profondeur du bassin oscille entre 1,40 mètre et 1,60 mètre, garantissant des conditions de nage satisfaisantes en toutes circonstances.
Le projet, d’un coût total de 5,6 millions d’euros, a été financé majoritairement par l’Union Européenne et la Région Réunion, avec la participation de la CIVIS et de la municipalité. Cet investissement public significatif positionne Grande Anse comme une halte incontournable sur l’axe reliant Saint-Pierre au sud Sauvage, à l’approche de la saison estivale.
La dimension environnementale du projet a été prise au sérieux. La replantation des coraux affiche un taux de réussite de 80 %, et des études devront déterminer si ces coraux continuent de jouer leur rôle de nurserie pour les lagons de Saint-Pierre. L’accès aux rochers extérieurs est désormais interdit, et une zone délimitée par des bouées jaunes protège une parcelle corallienne à proximité de la pointe de Grande Anse. La zone naturelle sensible adjacente reste strictement fermée au public.
Fort de ce succès, la Région Réunion envisage de développer d’autres bassins d’eau de mer dans l’est de l’île. Cette orientation répond à une problématique de sécurité sanitaire réelle : les bassins de rivière, nombreux dans cette partie du territoire, présentent un risque latent de leptospirose. Des équipements de ce type constitueraient une alternative sécurisée et un levier supplémentaire pour le développement touristique de la côte est.


