Depuis le 2 août 2026, les personnes qui se baignent dans une zone interdite ou sous un drapeau rouge s’exposent à une sanction plus lourde. Un décret publié au Journal officiel relève le montant de l’amende forfaitaire de 38 à 68 euros sur l’ensemble du territoire français, une mesure qui s’applique également à La Réunion, où les noyades restent une préoccupation majeure.
Ce durcissement intervient alors que les autorités constatent une augmentation des baignades non autorisées, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs et de forte fréquentation du littoral.
Une sanction renforcée pour les comportements à risque
Le nouveau texte classe désormais cette infraction parmi les contraventions de troisième classe. Les forces de l’ordre peuvent établir directement un procès-verbal électronique à l’encontre des contrevenants.
L’objectif affiché par le gouvernement est de renforcer la prévention face aux comportements dangereux susceptibles d’entraîner des noyades, tout en garantissant la sécurité des autres usagers des espaces aquatiques.
Selon le décret, cette évolution vise également à préserver les conditions normales d’utilisation des zones de baignade et des eaux intérieures.
Un enjeu majeur à La Réunion
À La Réunion, cette mesure revêt une importance particulière. Les autorités rappellent que les noyades provoquées par la houle constituent la première cause de décès en mer sur l’île. La majorité des accidents est liée à une mauvaise évaluation des conditions de baignade ou à la méconnaissance des risques du littoral.
Certaines plages, comme Boucan Canot, font régulièrement l’objet de fermetures temporaires ou d’interdictions de baignade, notamment lors du retrait des dispositifs de protection ou en raison de conditions météorologiques défavorables.
Près de 200 décès par noyade depuis le début de l’été
Le renforcement des sanctions intervient dans un contexte marqué par une forte mortalité liée aux noyades. Depuis le début de l’été, 197 personnes ont perdu la vie par noyade en France.
En augmentant le montant de l’amende, les pouvoirs publics espèrent limiter les baignades sauvages et rappeler que le respect des interdictions constitue avant tout une mesure de protection des personnes, particulièrement dans les zones où les courants, la houle ou d’autres dangers rendent la baignade particulièrement risquée.



