La situation sanitaire en Guadeloupe reste marquée par d’importantes disparités avec l’Hexagone. Dans un rapport publié en juillet 2026, l’Assurance Maladie souligne notamment une prévalence élevée du surpoids, du diabète et de certaines maladies chroniques, mais aussi des retards en matière de prévention et des difficultés persistantes d’accès à certains soins spécialisés.
Dans les départements ultramarins, 14 % des personnes âgées de 15 ans et plus déclarent être en mauvais ou très mauvais état de santé, contre 8 % dans l’Hexagone. Le rapport relève également que 51,8 % des habitants des DROM sont en surcharge pondérale, dont 22,4 % en situation d’obésité, ce qui contribue à un risque de diabète deux fois supérieur à celui observé dans l’Hexagone. En Guadeloupe, ces difficultés sanitaires s’ajoutent à une offre encore insuffisante en médecins spécialistes libéraux, tandis que la télémédecine demeure sous-utilisée.
Des retards persistants dans la prévention
L’Assurance Maladie pointe également la faible participation aux campagnes organisées de dépistage des cancers et une couverture vaccinale contre le papillomavirus particulièrement basse en Guadeloupe. Seuls 26 % des filles et 14 % des garçons y sont vaccinés contre le HPV, alors que certaines régions hexagonales dépassent les 70 %. L’accès aux outils numériques de santé reste lui aussi limité : seuls 22 % des Guadeloupéens ont activé leur espace numérique de santé, contre 35 % au niveau national.
L’Assurance Maladie avance plusieurs pistes
Face à ces constats, l’organisme préconise notamment de renforcer la prévention du diabète, d’agir sur la teneur en sucre des produits alimentaires commercialisés dans les territoires ultramarins, de développer la télémédecine et d’intensifier les actions en matière de santé mentale et de prévention. Ces recommandations devront désormais être examinées par les pouvoirs publics, avec la question de leur financement. Pour la Guadeloupe comme pour les autres territoires ultramarins, l’enjeu reste de réduire durablement les écarts sanitaires avec l’Hexagone et de garantir un accès aux soins plus homogène sur l’ensemble du territoire national.



